Czech
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Istanbul, juillet 2010

Scène 4 ½

Sourde et aveugle aux sens, aux sons et aux images d’Istanbul, ellemarcha en direction de chez elle. Elle descendit furieusement la côte, Jim Morrison murmurant dans le creux de ses oreilles : « Streets are uneven, when you’re strange. » Son sac était léger, libéré de tous les carnets noircis de poésie, d’amour, de souffrances, de ratures. Malgré ce poids en moins, elle ne pouvait difficilement avancer plus rapidement; son esprit était beaucoup trop lourd. Lourd de tristesse, de ces moments perdus, égarés par son irresponsabilité, sa faute. Peut-être que sa tête allait heurter un pavé à son tour… et oublier (le sang s’écoulerait de son crâne pour baigner le pavé et apporter la douleur avec lui.)

Montréal, octobre 2011

J’ai toujours voulu être écrivaine. Non pas par arrogance, mais pour vivre, me sentir vivante. Pour que mon âme se fasse justice dans le désordre de la conscience, la vie ordonnée d’autrui. Et si nous devenions immortels à travers les livres, les nôtres?

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