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Vivre ou vivre jusqu’à en mourir?

Pour une personne atteinte de la maladie affective bipolaire, le choix se révèle être difficile. Habituée à des changements d’humeur dramatiques, celle-ci recherche incessamment les sensations fortes associées à sa maladie, et particulièrement celles associées à ses épisodes hypomaniaques.

Les scientifiques ont démontré que parmi toutes les maladies mentales, c’est la maladie affective bipolaire qui correspond au plus haut taux d’abus de substance: le deux tiers des personnes atteintes de la maladie affective bipolaire souffrent de l’abus de substance selon les critères diagnostiques en psychiatrie.

Plusieurs explications ont été offertes par les chercheurs à savoir pourquoi les personnes atteintes de la maladie bipolaires se lancent dans ces comportements jugés dangereux. L’une d’entre elles serait que les personnes bipolaires ont recours à divers moyens pour « contrôler » leur maladie. En ce sens, dans son ouvrage Comment bien vivre avec des troubles bipolaires, le psychiatre Ronald R. Fieve souligne que

(…) les comportements à risque ont plutôt quelque chose à voir avec les tentatives d’« automédication » des patients qui couchent avec n’importe qui, boivent, se droguent, etc., dans l’espoir d’être de meilleure humeur: le fait est que le sexe, l’alcool, les drogues et même les imprudences financières peuvent aussi bien attiser le brasier de l’hypomanie qu’émousser temporairement la déprime.

En d’autres mots, les personnes bipolaires tendent à abuser de substances (alcool, médicaments, drogues) en état hypomaniaque pour en amplifier les effets et en état dépressif pour rehausser leur humeur. En état stable, celle-ci peuvent consommer dans l’espoir d’atteindre un état hypomaniaque et ce, même si celles-ci sont au courant des effets néfastes d’un tel abus.

Pour ma part, je dois me battre contre un alcoolisme aigu, lequel, même si je nie parfois son existence, me colle à la peau. En effet, je ne suis pas toujours les conseils de la clinique privée que je fréquente, laquelle offre un traitement pour les personnes aux prises avec une dépendance. C’est que, la forme d’alcoolisme qui m’afflige (peut-être) ne comprend pas de dépendance physique. En somme, l’un ne peut démontrer son existence que selon la présence de certaines caractéristiques, dont l’interférence avec sa vie sociale, professionnelle et familiale.

Faute de preuves tangibles, je me reconnais comme étant partiellement alcoolique. Ma vie est contradiction, tout comme ce billet. Peut-être devrais-je vivre jusqu’à en mourir pour me prouver le contraire?

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