On a choisi de nommer ce billet « Exercices de style »*, mais ça aurait très bien pu se nommer « Séduire Maxime Olivier Moutier ». C’est qu’après Alain Farah, on a découvert Maxime Olivier Moutier, écrivain et psychanalyste.

Attendez Ziba, me diriez-vous. Pourquoi séduire Maxime Olivier Moutier si celui-ci est psychanalyste et que vous abhorrez la psychanalyse? Taisez-vous, vous dirai-je, je suis Ziba et ma vie est contradiction.

Dans tous les cas, ce blogue a désormais moins à voir avec la maladie affective bipolaire qu’il a à voir avec mon désir de marier un jeune écrivain québécois. C’est que, je n’y peux rien, je tombe amoureuse deux fois par mois. Pour le mois de décembre, j’ai atteint mon quota.

Peut-être que j’ai tendance à m’emballer. Peut-être. Comme lorsque je marche d’un pas vif en écoutant cette chanson, j’ai envie de pleurer, pleurer parce que c’est tellement beau. Dites-moi que je suis cinglée. Je vous répondrez peut-être. De tout façon, Charles Bukowski avait raison: « Some people never go crazy. What truly horrible lives they must live. »

Revenons à Maxime Olivier Moutier. Il écrit terriblement bien. Dans Scellé plombé, sa narratrice dit:

Nous aurions pu ne pas rester campés sur nos positions. Il aurait été pensable de changer de métier, de tout simplement partir et de suivre le rythme qui s’ensuit. Comme on surfe sur une vague. Jeter nos vêtements pour en racheter d’autres, des plus neufs. Il y avait bien sûr autre chose à faire. Nous n’étions pas allés au bout de nos possibilités. Nous n’avions pas tout essayé.

Et elle a raison. Nous n’avions pas tout essayé.

Voilà ce qui me fait peur: ne pas avoir tout essayé. Et en ce moment, je suis en crise existentielle. Attendez Ziba, me diriez-vous. Vous êtes en perpétuelle crise existentielle. Et vous auriez raison. Sauf que certaines je le suis moins que d’autres.

En ce moment, je désire devenir écrivaine-traductrice-journaliste-professeure et/ou médecin psychiatre. C’est que voyez-vous, après sondage, vous m’avez suggéré de faire les deux. Comme si c’était possible. Vous essayerez, vous, d’être écrivaine-traductrice-journaliste-professeure et médecin psychiatre pour voir. Oui, juste pour voir.

N’empêche, je vis par procuration. Je m’entoure de jeunes âmes qui mènent la vie que je souhaiterais mener. Ainsi, je fréquente sporadiquement un étudiant en médecine iranien. Aussi, je prends un café avec une étudiante en traduction qui se passionne pour l’écriture de scénario. Autrement, je lis sur cette jeune auteure dont le travail a été publié dans The New Yorker à la suggestion d’un ami écrivain avec qui je corresponds. Ce que je retiens de l’entretien:

Did you ever consider not becoming a writer?

All too seriously—I went through four costly years of medical education.

Ça me rappelle l’auteur américain Jonathan Safran Foer qui a laissé tomber des études en médecine pour se consacrer à l’écriture.

Peut-être devrais-je laisser tomber les études en médecine avant même de les entreprendre? Soit. Mais, me diriez-vous, comment réussirez-vous à vous nourrir Ziba? En devenant psychiatre vous répondrai-je.

* Titre de l’un des ouvrages de Raymond Queneau, fondateur de l’OuLiPo.

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